samedi 17 septembre 2011

Review du DCnU part 3 - parce que DC a aussi un côté obscur...

Salut les gens, aujourd'hui encore et toujours les new 52 de DC Comics et plus spécialement une partie de la franchise The Dark ; oui le DCnU est divisé en plusieurs franchises (différenciées entre autre par une couleur de logo différente). Nous avons donc Superman, Batman, Green Lantern, Justice League, Young Justice, The Edge et The Dark dont nous allons parler un peu là maintenant tout de suite avec ma critique de trois séries.

Animal Man de Jeff Lemire et Travel Foreman

Dans cette première partie de "La chasse" le décor est efficacement planté : l'article de magazine tout au début nous présente Buddy Baker, puis nous voyons sa famille, son approche du boulot de super-héros et donc ses pouvoirs et enfin un petit cauchemar bien zarbi nous dévoile la première menace que devra affronter Animal Man, j'ai nommé les 3 chasseurs (à voir si leur design changera ou pas parce que là il est space). Et on fini sur une petite révélation qui donne quand même sacrément envie de poursuivre la lecture ! Vous l'aurez compris, Jeff Lemire fait du bon boulot au scénario et même les novices (dont moi en ce qui concerne ce personnage) pourront attaquer le morceau sans problèmes.

Pour ce qui est du rendu visuel de la série on commence d'entrée de jeu avec une couverture d'un style assez particulier qui interpelle assurément le lecteur. Pour le reste du titre je dois dire que le style de Travel Foreman est assez spécial, avec peu de traits comparé à ses collègues, notamment sur les personnages, pas de rides, peu d'ombres et de pliures pour les vêtements...la couleur de son côté est assez pauvre et ne donne aucune possibilité de jeu de lumière. Cela peut déranger, ça m'a dérangé un peu moi-même je l'avoue, néanmoins on s'y fait et puis ça s'accorde bien avec le ton du récit. Reste quelques visages bien ratés au début et des postures assez bizarres (le cadrage étant assez classique quant à lui).

En conclusion, je peux vous dire qu'Animal Man est une bonne surprise, je ne m'attendais pas à dépasser le premier numéro mais j'en redemande un petit peu (à voir si je poursuivrai au-delà du premier arc) ; c'est différent des autres histoires de super-héros (en même temps il n'a pas été rangé sous la catégorie The Dark pour rien), c'est donc rafraîchissant et les amateurs (AVERTIS) y trouveront sans doute leur compte. Ceux qui s'attendent à de l'héroïsme bariolé et des bastons tonitruantes peuvent passer leur chemin.

Demon Knights de Paul Cornell et Diõgenes Neves

Ce premier numéro des aventures du démon Etrigan, intitulé « Sept contre les ténèbres », mets pas mal de pions en place (traduction : on a regroupé tous les immortels dans une série et on va les faire se bastonner à la sauce heroïc fantasy). Pour l'instant le scénario de Paul Cornell - qui avait déjà livré une prestation en demi-teinte sur les derniers numéros d'Action Comics (l'arc du Black Ring et de Reign of Doomsday) - reste un peu confus, le monsieur préfère réunir d'entrée ses personnages, on se contentera donc de vagues présentations. En gros le personnage le plus développé est bien évidemment celui de Jason Blood qui, par décision du grand Merlin, se voit contraint de partager son corps avec le démon Etrigan. On nous ramène également Vandal Savage, la reine amazone Hippolyta (en tout cas il me semble que c'est elle) et d'autres sorciers maléfiques qui veulent conquérir le monde (en tout cas c'est ce qu'on peut penser pour l'instant). Bref on a un casting intéressant, reste à voir comment l'intrigue va se développer ; mais pour un premier numéro j'ai connu des trucs moins fourre-tout.

De son côté Diogenes Neves livre un visuel sublime, fin, accrocheur et dynamique (oui je sais je dit souvent la même chose mais bon c'est vrai quoi) ; les couleurs sont également parfaites. Bref graphiquement c'est très sympa.

En résumé Demon Knights est accessible aux néophytes (bien qu'un peu de recherche sur les divers personnages ne fasse pas de mal), le scénario est un peu léger et confus pour l'instant mais gageons que ça s'améliorera prochainement ; enfin les dessins sont de toute beauté et très accrocheurs. Si vous avez envie de lire de l'héroïc fantasy à la sauce DC, c'est par ici que ça se passe.


Frankestein Agent of S.H.A.D.E. de Jeff Lemire et Alberto Ponticelli

Dans cette série nous avons un peu la continuité du tie-in de Flashpoint (Frankenstein and the creatures of the unknown) seulement si le casting est sensiblement le même, les origines des protagonistes ont un peu changé. Qu'à cela ne tienne, ce premier numéro (et première partie de « la guerre des monstres ») plante rapidement le décor ; notre ami Frankenstein est membre du S.H.A.D.E., le quartier général de l'organisation est repris des dernières aventures de Atom (alias Ray Palmer) qui clôturaient les derniers numéros d'Adventure Comics (le principe du second featuring). Nous avons d'ailleurs le dit professeur Palmer en guest star, à voir s'il enfilera son costume à l'occasion. Bref sinon niveau intrigue on se lance dans un truc de bourrin car Frankenstein et son équipe doivent libérer une ville envahi par des gros monstres pas beaux. Ce premier numéro est donc assez simpliste, reste à voir si le récit nous donnera des raisons valables pour expliquer tout ce foutoir ultérieurement. Jeff Lemire a fait sans conteste mieux sur Animal Man (voir plus haut).

Niveau dessin, je dois avouer que le trait d'Alberto Ponticelli ne me laisse clairement pas une bonne impression ; je trouve que c'est à la limite du moche personnellement (les couleurs sont gerbantes et le dessin est brouillon, bâclé). Donc si je dois continuer la lecture, ce ne sera clairement pas pour le visuel.

En clair Frankenstein Agent of S.H.A.D.E. fait son truc dans son coin (comme à peu près toutes les composantes de la gamme The Dark du DcnU) avec un scénario pour l'instant simpliste (et donc décevant) et un graphisme déplaisant. Il va falloir se reprendre rapidement pour me convaincre de continuer !

vendredi 16 septembre 2011

Review du DCnU part 2 - des fondations qui roxxent !


Salut tout le monde, c'est encore et toujours moi ! Et une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de comics ! Au programme aujourd'hui, la review du reboot de deux séries emblématiques de DC Comics, j'ai nommé Action Comics #1 de Grant Morrison et Rags Morales ainsi que Detective Comics #1 de Tony S. Daniel. C'est parti !


"Superman contre la ville de demain", tel est le titre de ce premier numéro qui montre les débuts de Clark Kent à Metropolis (ou plus précisément, cela fait six mois qu'il est arrivé) ; on apprend donc que le kryptonien n'a pas encore fini de développer ses pouvoirs (son incapacité à voler serait une conséquence du syndrome « Smallville »?). En dépit du développement de sa puissance, il reste donc encore un tantinet vulnérable mais la police et l'armée commence à être dépassé, d'où la sollicitation d'un certain homme d'affaires chauve. L'approche du personnage de Superman qu'offre Grant Morrison me plait bien, dans son boulot de justicier il est assez impitoyable, il encastre les hommes de main dans les murs, balance les malfrats par le balcon histoire de leur donner la frayeur de leur vie (il les rattrape à la fin hein je vous rassure) et surtout il adore faire briller ses yeux d'une lueur rouge des plus menaçantes. Bref il est dans la place et il entend bien se faire connaître des criminels ; en parlant de criminels, il apparaît que Metropolis semble être assez corrompue à cette époque-là, ce qui tend à rapprocher l'homme d'acier de son collègue gothamite et ce n'est pas pour me déplaire. Bref au niveau du scénario et de l'approche des personnages je n'ai rien à dire, c'est du tout bon. C'est plutôt sur le travail graphique que je me dois d'apporter quelques nuances, car si le trait de Rags Morales est fin, dynamique et plaisant, il reste que les visages des protagonistes connaissent quelques problèmes. Déjà il a totalement raté Loïs Lane selon moi, elle a une tronche pas très attirante et Jimmy Olsen a été bien gaté aussi ; sans compter que sur certaines planches, les yeux des personnages sont orientés dans des directions assez bizarres, on dirait qu'ils sont tous atteints de strabisme. A voir donc si ça va s'améliorer de ce côté-là parce que personnellement j'accorde beaucoup d'importance à la réussite des visages dans les comics (en plus là c'est limite si Clark Kent ne fais pas plus jeune que Jimmy Olsen ! ).

Je finirai en mentionnant que le pseudo-costume de Superman est assez accrocheur, bien que rudimentaire (un t-shirt bleu avec le S, un jean et des bottes, le tout rehausser d'une mini cape). Je vous l'ai déjà dit, notre ami commence sa carrière, il n'a pas encore pu se dégoter une costumière.

Action Comics #1 est donc une entrée en matière réussie de par son scénario plaisant et efficace et son graphisme accrocheur qui connaît cependant un gros bémol à cause des visages des personnages. Je vous le conseille vivement, en plus le cliffhanger est énorme.



Passons maintenant à notre ami la chauve-souris qui nous gratifie d'un premier numéro diablement accrocheur avec une histoire mêlant une confrontation Batman / Joker, une enquête sur les agissements du prince du rire, la police qui veut arrêter Batman et la fin est des plus tentatrices. Bref niveau intrigue c'est du tout bon ; pour les personnages on reste dans du classique, bien que personnellement je trouve assez bizarre qu'après 6 ans de « vie commune », notre chauve-souris préférée constate qu'elle n'est pas, et je cite, « assez préparée » pour se payer une tranche de Joker. A part ça notre chevalier noir offre une performance somme toute habituelle, beaucoup d'introspection (et d'auto-critique), du profilage, du camouflage dans la nuit, des bat-gadgets, etc. Le Joker est quant à lui fidèle à lui-même, poignardant les gens tout en riant aux éclats et le monsieur prépare un énième plan machiavélique qui se met en place avec une dernière page des plus intrigantes. Bref Tony S. Daniel gère sans problème à l'écriture.

Pour le graphisme, le trait de Daniel est fin et dynamique, les cadrages sont réfléchis (par exemple les plans sont serrés lors des massacres du Joker, choix judicieux et efficace) et les couleurs retranscrivent à merveille l'ambiance qui sied à Gotham. Restera quelques planches avec un Batman un peu trop massif mais à part ça c'est du bon.

Detective Comics entame donc à merveille la relance de l'univers du chevalier noir, offrant un récit qui pour l'instant reste assez accessible aux néophytes et qui sera plaisant pour tout fan de Batman (et/ou du Joker).


Vous l'aurez compris, nous avons là deux excellents débuts de séries qui rejoigne donc le sommet de mon palmarès du DCnU ! A la prochaine pour la suite de la review des new 52.

jeudi 15 septembre 2011

Vous haïssez votre patron ? Ne faîtes surtout pas comme eux !

Salut amis kanebis, hier soir je suis allé voir Comment tuer son boss de Seth Gordon, j'en espérais quelques éclats de rires et bien j'ai gravement sous-estimé l'animal, ce fût hilarant ! Mais voyons ça en détail je vous prie.



Donc le pitch du film c'est trois boulets martyrisés par leurs patrons respectifs qui veulent améliorer leurs conditions de travail en éliminant les dits patrons. On part d'un postulat très simple, fédérateur et qui peut entraîner des situations marrantes. Mais plus que le scénario, c'est surtout les personnages qui assurent le spectacle ; car je peux vous assurer que le trio campé par Jason Bateman, Charlie Day et Jason Sudeikis constitue une bonne bande de crétins dopés au neuneuisme primaire. Ils enchaînent les bourdes, les conneries, les gros trips qui foutent les plans en l'air et tout ça pour notre plus grand plaisir en provoquant l'hilarité générale (on retiendra en tête la discussion porno au téléphone à la fin). Du côté des boss, Jennifer Aniston est très efficace (et sexy) en nymphomane (miam), Collin Farrell cabotine mais reste juste et Kevin Spacey excelle en patron détestable, hautain et psychopathe. Et enfin Jamie Foxx campe un second rôle délirant adepte de la subtilité et du quiproquo sans le vouloir. Bref des personnages hauts en couleurs campés par des acteurs convaincants bien que pas forcément transcendants.

Je reviens maintenant sur le scénario qui est finalement assez classique (on lance le pitch de départ et on s'y tiens du début à la fin), ça reste assez linéaire et on voit arriver les évènements majeurs à des kilomètres. Mais loin de plomber le film pour une fois j'ai trouvé que ça permettait d'amplifier l'aspect comique (après chacun réagit à sa manière, il y en a qui trouveront ça nul du coup)...cependant je vous conseille d'aller voir ce film à plusieurs ça aide assurément. Néanmoins les quelques rebondissements que compte le film sont plaisants, les dialogues sont efficaces et font mouche et la plupart des situations comiques fonctionnent à merveille (franchement cette comédie a été une bonne surprise de ce côté-là).

Je finirai en soulignant que le rythme du film a un petit souci à mi-chemin, la transition entre deux parties est un peu plate et laborieuse mais après ça repart sur les chapeaux de roues jusqu'à la fin !



En conclusion Comment tuer son boss est une bonne surprise, on nous sert une comédie sans grandes prétention qui, bien que classique et convenu, nous permet de passer un bon moment bien délirant grâce à des personnages efficaces et un humour fédérateur détonant. A voir à plusieurs et sans modération.

mercredi 14 septembre 2011

Review du DCnU part 1 - si on faisait Justice League Secret Origins ?

Salut tout le monde, vous connaissez la musique, voici l'heure de ma chronique spéciale DCnU, let's go !



La première revue du reboot à paraître, l'étendard de ce renouveau de DC Comics , la première pierre de la rénovation de l'univers de la Distinguée Concurrence, bref la première série de la vague « the new 52 », c'est l'équipe number one, le concentré d’héroïsme et de héros charismatiques, c'est la troupe de choc par excellence, j'ai nommé la Justice League ! On le savait depuis plusieurs semaines, ce titre écrit par Geoff Johns et dessiné par Jim Lee (pour moi c'est un combo mythique mais ce n'est que mon avis) relatera pendant un an (donc en toute logique 12 numéros) le tout début de cette équipe, la rencontre entre les 7 membres fondateurs. Première chose qui distingue ce Secret Origins (je l'appelle comme ça parce que bon l'ami Johns avait déjà établi les origines de Superman et de Green Lantern à sa sauce – et même celles de Flash au final) des autres moutures qu'à connu l'équipe en plus de 50 ans c'est le casting ! Car oui, l'un des membres fondateurs a changé, exit J'onn J'onzz (alias Martian Manhunter) et bonjour Victor Stone (alias Cyborg, membre symbolique des Teen Titans jusqu'à présent). Je ne connais pas les raisons de ce changement, sans doute est-ce pour rafraîchir un peu le titre, explorer d'autres pistes ou encore pour donner de l'importance au personnage qui a déjà connu une mise en avant dans Flashpoint...toujours est-il que pour l'instant je ne dirais qu'une chose : pourquoi pas ?

Ce premier numéro de Justice League commence par nous livrer plusieurs informations importantes, d'une part la série se déroule 5 ans avant le présent de la continuité instaurée par ce reboot ; d'autre part à cette époque le monde ne savait pas ce qu'était un « super-héros », le monde n'appelait pas Batman, Superman, Flash, Green Lantern et compagnie ses plus grands héros. Ainsi on commence d'entrée de jeu avec la police de Gotham City qui traque Batman (et ils y mettent les moyens), vient rapidement la première rencontre, à savoir celle de l'homme chauve-souris et de Hal Jordan (alias Green Lantern). Très vite Geoff Johns s'amuse à nous montrer que les deux compères ont une alchimie assez conflictuelle (ça il s'est appliqué à le dire depuis Green Lantern Renaissance/Rebirth) ; l'auteur pose également d'autres bases comme le fait que Batman soit considéré comme une légende urbaine à cette époque (quoi de plus normal). On voit aussi que Cyborg n'est pas encore Cyborg justement, bref l'équipe n'est pas encore constituée et nul doute que chaque héros connaîtra son lot de péripéties avant que la Justice League voit le jour. A noter que chaque héros semble avoir quelques problèmes à se faire accepter par la population car s'il était de notoriété publique que les forces de police gothamites chasse ponctuellement le chevalier noir, on voit ici que Green Lantern et Superman sont loin d'être eux-mêmes populaires. Bref la ré-écriture des débuts de la continuité de DC Comics semble se diriger vers une peur des méta-humains (qui a dit que ça rappelait les mutants de Marvel ?).



Je mettrais un petit bémol (qui est cependant relatif à l'appréciation propre de chaque lecteur) au fait que la menace qui obligera l'alliance de tous ces héros soit identifiée dès le début (je ne vais pas gâcher la surprise mais pour les fans de DC, on reste en terrain connu voire même désiré). Cependant cette première partie plante le décor efficacement et pose de nombreuses pistes que je me ferais un plaisir de suivre tous les mois.

Pour ce qui est de l'approche graphique je dois dire que j'ai toujours été fan du trait de Jim Lee (que j'ai découvert lors de la saga Batman Silence – Hush en vo), son dessin est fin, détaillé sans être surchargé, ses cadrages sont dynamiques et entraînant, bref tout pour me plaire (et franchement il assure sur chacun de ses personnages). Les couleurs sont toujours au top et le lettrage est on ne peut plus normal, lisible et pas du tout gênant. Je conclurai en disant que le relooking des différents personnages n'est pas pour me déplaire, l'approche « les costumes sont un peu plus proches d'armures que de banals collants » fait mouche et accessoirement je me contrefiche que Superman ait perdu son slip rouge.



Bref ce premier numéro inaugural du DCnU met en place une histoire intrigante, avec son lots de rencontres, sa conclusion qui annonce un combat que personne ne refusera de voir, des personnages aux caractères distincts et donc aux interactions plaisantes et un graphisme sublime, dynamique et efficace. C'est en outre un point d'entrée idéal pour les novices qui voudraient s'attaquer aux héros de la Distinguée Concurrence, c'est on ne peut plus accessible, divertissant et prenant. Pour faire simple, en ce qui concerne le titre Justice League je suis conquis et j'attends la suite !

mardi 13 septembre 2011

Vas-y que je te rebootes tout ça vite fait bien fait !!


Salut les gens, aujourd'hui encore un article sur les comics (si ça vous soule, libre à vous de vous exprimer, mais je vous préviens, je continuerai quand même *rire machiavélique*). Donc cette fois-ci je vais vous parler de ce qui succède à Flashpoint, j'ai nommé le reboot de l'univers DC (qui donnera naissance à ce que les initiés appellent le DCnU - DC new Universe). C'est parti mon kiki (comment ça cette expression est ringarde ?!).

Avant même la fin de la parution de Flashpoint, les responsables éditoriaux de DC Comics ont lancé une bombe en annonçant le reboot de 52 séries, 52 numéros un à paraître en septembre, une vague intitulée « the new 52 » que j'ai tout d'abord accueilli avec le plus grand scepticisme et une certaine peur. Car je dois dire que j'appréciais le status quo actuel, notamment en ce qui concerne Green Lantern et surtout tout ce qui se rattachait à Batman (en plus les arcs scénaristiques lancés il y a déjà plusieurs années étaient loin d'être achevés). Au fur et à mesure quelques précisions ont été apportées. Tout d'abord l'excus- euh non pardon, la raison pour laquelle les principales séries de la Distinguée Concurrence seraient remises à zéro ; en gros ce serait pour permettre aux nouveaux lecteurs de s'initier sans peine à l'univers DC (c'est sûr qu'avec 70 ans d'histoire ça nécessite un minimum de bagages et de motivation pour comprendre de quoi on parle). Admettons...oui je reste sceptique là-dessus, selon moi il y a également, et surtout, le fait que ça boosterait les ventes, en tout cas à court-terme, d'installer plein de numéros un dans les rayons, ça donne l'illusion que c'est le début et donc qu'on peut commencer à lire sans problèmes, sans que ça soit forcément vrai. Mais bon, passons, on ne peut pas changer ce qui s'est déjà produit.

Il y a ensuite eu l'annonce des équipes de scénaristes et de dessinateurs qui allaient se charger de tous ces titres (ben oui les comics ça ne se fait pas en claquant des doigts) ; les amateurs y allant du coup de leurs pronostics pour débattre de quel ou quel magazine allait être une tuerie (avouez que Geoff Johns et Jim Lee sur Justice League ça fait rêver). Puis vinrent les premiers designs et les premières couvertures, l'occasion de lancer des polémiques qui n'ont pas lieu d'être que seuls des geeks intégristes et qui n'ont rien à faire de leur journée peuvent lancer. Je veux bien sûr parler du port du pantalon par Wonder Woman et de la disparition du slip rouge de Superman ; personnellement ça me passe loin au-dessus et ça me semble assez logique, je préfère me concentrer sur les premiers aperçus graphiques de chaque série. Et c'est là que viennent les premiers spoils, par exemple la couverture de Green Lantern montrant carrément le dénouement du cross-over War of the Green Lanterns avant la fin de sa parution ; d'un autre côté ça permet d'espérer que certaines séries ne repartiront pas de zéro et continueront là où on les avait laissées en août. Bref histoire d'être de bonne foi, je décide donc de lire l'intégralité du reboot ; oui vous avez bien lu je vais me taper les 52 numéro un (ne vous faîtes d'illusion, il y en a que je laisserais tomber aussi sec).

Néanmoins, après toutes les annonces et toutes les previews, il reste certains points qui me déplaisent comme la fin du règne de Stephanie Brown en tant que Batgirl ou encore le retour de Dick Grayson dans le costume de Nightwing (sans compter que le reboot a signé la fin de plusieurs excellentes séries comme Doom Patrol ou Secret Six). Mais je me dois de rester honnête, je suis quand même furieusement impatient de découvrir dans quelles directions les équipes de DC vont lancer leurs super-héros.

Et pour continuer à vous embêter en racontant ma vie, je vous annonce que vous aurez le droit à une série d'articles sur l'intégralité de cette vague « the new 52 » ; certains titres seront assurément moins traités que d'autres (faut voir à quel point ça me parle ou pas), mais vous aurez le droit à ma chroniques de tous les numéros un et je poursuivrai sans doute mon effort en vous parlant chaque mois des différentes sorties DC (mon compère se joindra peut-être à moi qui sait). En conclusion, si vous ne lisez pas de comics DC, je le ferai pour vous !

Ps : pour les plus observateurs d'entre vous, sachez que la dame avec le manteau à capuche vu à la fin de Flashpoint fait acte de présence dans apparemment (ça reste à confirmer) tous les comics du DCnU.

lundi 12 septembre 2011

Certains s'éteignent et d'autres s'élèvent...


Bonsoir à tous, c'est encore moi mais je vous promets d'être bref. On va quand même parler un peu de comics mais tout d'abord quelques secondes de recueillement car ces derniers jours deux acteurs se sont éteints : l'oscarisé Cliff Robertson(surtout connu de notre génération pour avoir incarner l'oncle Ben dans les Spider-Man de Sam Raimy) nous a quitté à l'âge de 88 ans et dans un registre plus tragique je vous annonce qu'Andy Whitfield (le rôle-titre de Spartacus : Blood and Sand) a perdu son combat contre le cancer, il avait 37 ans (ou 39 ans selon les sites, moi je donne ma langue au chat). Reposez en paix messieurs.




Dans une note plus joyeuse et histoire de contenter votre appétit de nouveautés et d'infos concernant le prochain Batman, voici le teaser -oui je sais vous l'avez tous déjà vu - mais en vf cette fois, je rappelle que The Dark Knight Rises de Christopher Nolan sortira en été 2012.

Everything you know will change in a FLASH feat. ZOOM ZOOM ZOOM


Hello les kanebis, je vais vous parler aujourd'hui de Flashpoint, le dernier grand event dans l'univers DC Comics centré sur le bolide écarlate, j'ai nommé Flash alias Barry Allen. Cet article inaugure une fournée assez conséquente (même si tout ne paraîtra pas en continu) puisque je vais vous plonger dans les merveilles des super-héros DC via mes avis sur différentes séries (publiées avant et après le reboot – ne vous inquiétez pas je ferai aussi un article sur le reboot).

Pour parler de Flashpoint, je me dois de parler tout d'abord de situer un peu le contexte ; Barry Allen est le deuxième Flash (et certainement le plus populaire et celui qui aura le plus marqué l'histoire des comics). Comme l'a parfaitement rappelé Hal Jordan lors de Blackest Night (si ma mémoire est exacte), notre cher Barry est mort comme un Saint, c'est-à-dire que tout le monde a été marqué par son sacrifice héroïque lors de Crisis on Infinite Earth (ça date de 1985 quand même). Depuis Wally West a repris le flambeau mais force est de constater qu'en dépit de son excellent dévouement à la cause et à la protection de Central City, pour bon nombre de fans, Barry Allen est THE FLASH et puis c'est tout. Qu'à cela ne tienne, les lecteurs ont pu s'émerveiller du retour du héros blondinet lors de Final Crisis ; bon j'en connais qui pense que c'est erreur, que la mort de Barry était un symbole fort, une fondation inébranlable, quelque chose qu'il ne fallait pas modifier (moi je regrette surtout que Wally soit passer à la trappe du coup). Suite à Final Crisis, la rédaction de DC a confié notre bolide aux bons soins de Geoff Johns, ce scénariste (de génie) qui avait relancé la franchise Green Lantern et qui en a fait un des pans les plus importants et les plus vendus de toute l'écurie des héros de la Distinguée Concurrence. On nous a donc gratifié d'un très sympathique Flash Rebirth, qui a permis d'établir les bases johnsiennes de l'univers de Flash ; on en ressort avec une vérité des plus importantes, c'est Barry Allen qui créé la force véloce (ou force de vitesse, ou Speed Force), l'entité qui donne leurs pouvoirs à tous les bolides de DC (et surtout à la Flash Family). Deuxième vérité, Eobard Thawne alias Professeur Zoom alias Reverse-Flash ne peut éliminer Barry Allen sous peine d'effacer sa propre existence (rapport à une histoire de voyages temporels que je vous laisse découvrir, si je vous raconte tout ce n'est pas marrant).

A partir de cette mini-série en 6 numéros (servie par les bons dessins de Ethan Van Sciver il faut le préciser), Geoff Johns lance un titre plus régulier, appelé tout simplement The Flash qui durera 12 numéros et préparera le terrain pour le gros événement intitulé Flashpoint. L'event étant d'ailleurs repoussé d'un an. Je vais tâcher de ne pas trop spoiler vu que la série date de 2010-2011 et n'a donc pas encore été publiée en version française. Je dirais simplement que la série offre deux grandes histoires, le tout composant avec le retour officiel de Barry Allen à Central City et la relation tendue entre Flash et Kid Flash. Saupoudré tout ça d'une pincée de voyages temporels, rajouter une introduction à Flashpoint et vous avez une série agréable, mettant en scène un Flash charismatique bien qu'assez perturbé (un peu parano, déprimé, sous pression) ; Francis Manapul illustrant la série avec maestria. Bref jetez-vous dessus à sa parution en vf, ça ne peut pas faire de mal et puis c'est quand même assez fondamental si vous voulez suivre le gros morceau qui suit.

Le gros morceau étant Flashpoint, vendu à grands coups de « tous ce que vous avez connu va changer en un éclair », mettant en scène un Barry Allen propulsé dans une réalité parallèle, assez apocalyptique sur le plan géo-politique (une guerre entre Atlantes et Amazones ça fait du dégat), les héros étant bien différents de leurs versions d'origines. La parution américaine vient de s'achever, donc là encore vous pouvez attendre de nombreux mois avant de lire ça en version française, donc je vais tâcher de ne pas trop spoiler. L'aspect fondamental pour cet event c'est que la série-mère éponyme part du postulat que Reverse-Flash a changé la ligne temporelle, c'est-à-dire que Flash n'a pas atterri dans une dimension parallèle, il s'agit bel et bien de notre monde, seulement ben Zoom s'en est donné à cœur joie pour foutre le boxon. On pourra donc suivre les courtes aventures (ben oui, 5 numéros ce n'est pas beaucoup) de Barry Allen qui va aller démarcher les différents héros de cette réalité pour contrer les plans de son ennemi juré (ses alliés principaux seront Batman et Cyborg). Au niveau du dessin, pas de soucis, Andy Kubert assure et propose des planches très dynamiques, bien remplies et les couleurs sont sublimes ; c'est plutôt au niveau du scénario que je trouve ça un peu faible personnellement. Car autant je n'ai pas de problèmes avec les différents retournements de situation (bien trouvées en plus), autant le développement de l'histoire aurait mérité un ou deux numéros de plus (parce que là franchement c'est centré à mort sur Flash et Batman et on survole grossièrement tout le reste). Sans compter que le dénouement est pas mal expédié je trouve, surtout pour quelque chose qui était censé lancer le reboot massif de DC Comics, l'explication est du coup balancée en 2-3 pages et au revoir. Je ne dis pas que tout est à jeter rassurez-vous, il y a quelques bons passages épiques et le dernier numéro réserve son lot d'émotion, mais bon vu l'ampleur et l'importance de l'histoire, j'espérais clairement mieux.

Autre point en demi-teinte, les nombreux tie-ins (ces séries dérivées qui permet de mettre l'accent sur d'autres personnages pendant un événement majeur) ; au nombre de 21 en tout (16 mini-séries en 3 numéros, 4 one-shots et un cross-over avec Booster Gold), elles permettent d'étoffer considérablement le background du monde de Flashpoint. Personnellement j'adore découvrir des versions alternatives des personnages, seulement j'adore encore plus que le tout soit un minimum lié. Parce que là clairement à part les deux séries sur Aquaman et Wonder Woman, le tout se passe grosso modo à l'écart des évènements majeurs de la série-mère ; on lit les séries ben tant mieux pour notre culture, on ne les lit pas ben c'est pas grave ça n'a pas d'influences sur l'histoire principale. Donc à partir de là je ne vois pas l'intérêt d'acheter des séries décoratives, purement encyclopédiques. Surtout qu'en moyenne les scénarios et les dessins sont sympathiques et accrocheurs, donc c'est clairement dommage de nous offrir autant de titres facultatifs.

En conclusion le run de Geoff Johns sur le personnage de Flash commençait de la meilleure des façons avec l'excellent Flash Rebirth, se poursuit de façon accrocheuse avec la très sympathique (mais trop courte en fin de compte) The Flash et se conclut avec un décevant Flashpoint, qui n'est pas mauvais loin de là, mais les promesses ne sont pas tenues, les attentes ne sont pas contentées et le récit méritait plus d'envergure, plus de liens avec les tie-ins...N'empêche je vous conseille de suivre les parutions françaises du bolide écarlate, ça reste de bonnes lectures pour les amateurs de comics et le gugus prend progressivement de l'importance parmi ses pairs.

Ps : si vous avez besoin d'un second avis médical, ne vous en faîtes pas mon collègue vous recevra d'ici quelques jours.